Il est un milieu pour lequel le Personal Branding (cf. notre définition) devrait faire une percée incroyable. Il s’agit des universitaires. Aujourd’hui, être un universitaire en France ou au Québec, c’est savoir se placer. C’est savoir être visible, mettre de l’avant ses compétences et ses champs d’expertises. En France, passer les concours de l’Éducation nationale (Agrégation) est un plus, mais pour avoir le titre de Maître de Conférences, il faut être sélection par le Conseil National des Universités (CNU) sur la base de vos compétences. Une fois le titre obtenu, le candidat doit trouver un poste parmi les quelques uns qui se libèrent. Il y a alors pléthore de candidats pour quelques rares ouvertures de postes. Il faut donc se démarquer, avoir su montrer ses compétences et développer ses expertises. Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, les postes sont tout aussi rares. Il faut faire un post-doctorat, publier beaucoup pour être visible et se tenir à proximité des postes qui pourraient s’ouvrir en ayant quelques charges de cours incertaines et précaires. Promouvoir ses compétences personnelles est essentielle pour les jeunes universitaires.
Les réseaux sont aussi très importants pour les universitaires. Ils permettent la mise en commun de recherches, la découverte de nouveaux articles, la prise de connaissance de tel ou tel événements. C’est souvent grâce à leurs réseaux que les universitaires apprennent l’existence d’un nouveau groupe de recherches ou l’ouverture d’un poste.
Dès lors, la visibilité que peut offrir l’Internet et le Web 2.0 pourrait soutenir les efforts des universitaires. Les médias sociaux (Linked In par exemple), les blogues, pourraient être des supports de diffusion de leurs compétences. Or, les universitaires sont très peu présents (professionnellement parlant) dans le Web 2.0. Pire, leurs méthodes d’utilisation de l’Internet sont désuètes.
En effet, les universités offrent en général une page aux universitaires permanents ou temporaires afin qu’ils détaillent leur parcours, leurs champs de recherche et leur actualité. Pour communiquer entre eux et pour échanger, les universitaires utilisent encore les mailing-lists. Il y a bien quelques sites participatifs comme Calenda où chacun peut annoncer des événements et des colloques, mais ils sont très timides et ne permettent pas les commentaires, les notations, le suivi, etc. C’est comme si cette population qui a su intégrer tout un ensemble d’innovation technologique dans ses recherches refusait l’utilisation de ce nouvel outil de communication et de promotion qu’est le Web 2.0.
Que devrait faire un universitaire qui voudrait développer son Personal Branding, qui souhaiterait promouvoir ses recherches par le biais du Web 2.0 ?
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il lui faudrait ouvrir un blogue sur lequel il annoncerait son actualité (conférences, séjours, nouvelles recherches, changement de poste) et pourrait écrire différents billets sur ses thèmes de spécialisation. Il pourrait alors souligner la pertinence d’un élément découvert lors d’une recherche ou encore expliquer pourquoi tel problématique vaut la peine d’être abordée ;
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il lui faudrait ouvrir un compte sur Linked In ou, si cela existe (tout dépendamment de son champ de spécialisation) sur une autre plateforme de médias sociaux où seraient présents d’autres universitaires œuvrant dans le même domaine. Cela lui permettrait de se constituer un réseau et donc d’étendre ses antennes, de favoriser les prises de contact, de suivre l’actualité dans son domaine plus facilement ;
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il faudrait qu’il utilise son blogue et sa présence sur les médias sociaux de manière stratégique afin de promouvoir ses activités. Il s’agirait alors de mettre à jour son statut, d’indiquer la publication de tel ou tel nouveau billet mais aussi d’inciter ses confrères à le rejoindre et à le suivre.
Pourquoi les universitaires auraient-ils du mal à se promouvoir ?
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parce qu’ils pourraient mal comprendre le Personal Branding et le voir comme une manière de se vendre, alors que c’est d’abord un moyen de promouvoir ses compétences et d’acquérir une visibilité professionnelle ;
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parce qu’ils pourraient penser que le Personal Branding leur prendra trop de temps. Mais ce serait une erreur. Il ne s’agira pas de publier des articles scientifiques longs mais plus des billets courts, informatifs ou allant droit au but. De plus, une bonne planification de leur communication en ligne pourrait très bien consister à 20 minutes par semaines, ce qui n’est pas trop demandant ;
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parce qu’ils pourraient penser que mettre en place un blogue est trop compliqué et difficile. C’est mal connaître l’évolution récente des technologies et les CMS (Systèmes de gestion de contenu) qui permettent une utilisation extrêmement simple des sites internet.
Ton billet est percutant. Tes multiples compétences te permettent de faire preuve d’empathie et de trouver les mots justes.
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