La course aux fans bat son plein sur Facebook. Les marques, les entreprises, les OSBL, les individus et même les partis politiques cherchent avant tout à rejoindre le plus de monde, comme si le nombre de fans était garant d’une popularité fantasmée, d’un vivier de personnes sur lesquelles on peut compter. Il faut dire que des comptes avec plusieurs milliers de personnes font rêver, entretiennent des chimères de transformation monétaire immédiat et de campagne virale réussie.
Mais est-ce que le fan fait tout ? Quelle est sa valeur et son coût ? Certains ont essayé d’y répondre. Au printemps 2010, on considérait qu’un fan Facebook valait 136$. En février 2011, l’agence ReactivPub lançait son “cost per fan”, mais il reste à voir si la formule fonctionne.
Je reste convaincu que même s’il faut des éléments de mesure bien défini, le poids réel des fans dépend de tout un ensemble de facteur. Il est à géométrie variable. La vraie question est, est-ce que tous les fans se valent ?
1 – Vos objectifs comme base de calcul
L’important quand on décide de créer une communauté Facebook via une page consiste à savoir exactement ce qu’on cherche. Quels objectifs veut-on remplir ? Quel type d’interaction cherche-t-on à mettre en place ? Quelle est la finalité de notre page ?
Les objectifs sont l’étalon de la mesure de l’importance de vos fans. Si vous cherchez à améliorer votre image, à faire connaître une marque ou un produit, la mesure du poids de vos fans ne sera pas la même que si vous cherchez à leur vendre quelque chose, à les faire conclure une action commerciale.
2 – Les actifs valent-ils plus ?
Dans une communauté constituée autour d’une page, les fans sont divers. Un des plus importants éléments de diversité est leur activité sur la page. Un fan actif génère du contenu, interagit et provoque d’autres interactions. Alors oui, l’activité d’un fan est un élément important et doit être un critère pour mesurer le poids réel des fans. Avez-vous beaucoup d’actions ? Sont-elles régulières ? Pouvez-vous identifier ceux qui interviennent le plus ?
Évidemment, le rôle du community manager est important pour générer, entretenir l’activité et pour identifier les actifs. Mais une communauté avec beaucoup de fans actifs vaut beaucoup plus qu’une communauté trop passive.
3 – La taille du réseau
Les fans plus passifs ne doivent pas être négligés. Ce n’est pas parce que vous n’intervenez pas sur une page, que vous ne suivez pas ce qu’il s’y passe et que vous n’en faites pas profiter votre réseau. Bien au contraire. Inversement, un fan très actif mais qui a un réseau très petit a au final peu d’impact à l’extérieur de la page et générera peu de trafic, peu de partage.
La taille du réseau est donc importante. Plus vous avez des fans avec des gros réseaux, plus vous augmentez le potentiel viral des contenus que vous postez sur votre page. Vous augmentez aussi vos chances de voir d’autres membres de ces réseaux faire comme leur ami et rejoindre la page.
4 – La taille ne fait pas tout… la qualité à ne pas négliger
Là encore, il faut pondérer la taille des réseaux des fans par un élément de mesure qualitatif. Le fan a-t-il beaucoup de contact et d’interaction auprès de son réseau. Autrement dit, a-t-il une certaine influence, est-ce un réseau de qualité ? On voit beaucoup de personnes ajouter des contacts sans vraiment les connaître ou avoir des grosses réseaux mais ne pas interagir avec lui ou encore avec des publications sur son mur qui n’entraîne aucune réaction. Un fan crédible, dont le contenu est suivi par son réseau et qui est souvent relayé, partagé est un fan intéressant.
Ici aussi c’est votre community manager qui pourra analyser la communauté et tenter d’identifier ces fans là.